La ferme des animaux de George Orwell: les risques du soulèvement

Bonjour à tous,

Aujourd’hui je souhaite vous parler de La ferme des animaux de George Orwell. Ca faisait maintenant un moment que je voulais lire cet auteur, et plus particulièrement 1984, une dystopie. Comme 1984 est décrit comme un roman très fort j’ai préféré commencer avec La Ferme des animaux qui fait 150 pages afin de me familiariser avec la plume d’Orwell.

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Voici le synopsis: Un beau jour, dans une ferme anglaise, les animaux décident de prendre le contrôle et chassent leur propriétaire. Les cochons dirigent la ferme comme une mini société et bientôt des lois sont établies proscrivant de près ou de loin tout ce qui pourrait ressembler ou faire agir les animaux comme des humains. De fil en aiguille, ce microcosme évolue jusqu’à ce qu’on puisse lire parmi les commandements :  » Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d’autres. « 

Ce livre m’a plutôt intrigué car le synopsis laisse à penser qu’il y aura une morale derrière une histoire assez loufoque. Tout commence donc avec le soulèvement des animaux qui n’en peuvent plus de leurs conditions de vie à la ferme et souhaitent devenir indépendant de Monsieur Jones, le fermier qui les possède. Une réunion est organisée expliquant comment il sera possible d’entretenir seuls la ferme, de subvenir seuls à leurs besoin, mais surtout d’améliorer seuls leurs conditions de vie.

Une fois le fermier chassé, les cochons bien plus malins que les autres animaux commencent à définir les tâches de chacun et de trouver des moyens d’améliorer le quotidien de tous les animaux. Les 7 commandements de la Ferme des Animaux sont inscrits sur un mur et les animaux avec des facilités sont instruits à la lecture. Bref tout roule pour nos animaux. Bien évidemment cela ne dure pas bien longtemps, et petit à petit des actes de trahison surviennent, le travail devient plus dur et des privilèges sont accordés à certains.

Durant tout le début du livre, j’ai vraiment eu le sentiment que l’auteur critiquait un mouvement, je n’arrivais juste pas à savoir lequel: l’ascension d’Hitler, de Mussolini, de Staline,… Finalement c’est clairement le mouvement Soviétique qui est critiqué ici. Il se dessine petit à petit au fil des pages. Grâce à ce roman, on se rend compte comment une population peut se faire « coincer » dans un système non voulu à la base. On ne peut pas s’empêcher de se dire que ces animaux sont idiots et qu’ils devraient se rendre compte de leur situation et protester; or ces animaux n’ont pas le recul que nous avons sur leur situation. De plus il y a bien un animal qui se rend compte de tout, mais qui n’agit pas, comme beaucoup de gens le font encore aujourd’hui.

Je pense que pour l’époque ce livre permettait d’informer la population sur comment un système autoritaire pouvait aisément se mettre en place. Aujourd’hui, il est plus un rappel qu’une information, car nous savons tous, qu’une telle chose peut arriver grâce aux cours d’Histoire que nous avons eu ou autres devoirs de mémoire.

Dans l’ensemble ce livre était divertissant et agréable à lire grâce à l’intrigue développée autour des animaux. C’est beaucoup plus accessible qu’une critique « classique », de plus la plume de l’auteur est très agréable à lire. Ce n’est pas non plus un livre que je relirai mais je pense que c’était bien de l’avoir lu au moins une fois.

Ma note: 3/5

Et vous? Qu’en avez-vous pensé?

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3 réflexions sur “La ferme des animaux de George Orwell: les risques du soulèvement

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